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La Kabbale est une tradition mystique juive, présentée comme la « Loi orale et secrète » donnée par YHWH à Moïse sur le Mont Sinaï, en même temps que la « Loi écrite et publique » (la Torah). Le mot « kabbale » (Qabalah en hébreu) signifie « réception » et donc par extension « tradition ». Le Kabbaliste est donc celui qui a reçu (Qibel) la tradition.
Le kabbaliste Georges Lahy définit la kabbale comme « la dimension interne de la Torah, correspondant au sod (la connaissance secrète) des quatre niveaux de l'intérieur de la Torah».
Selon ses adhérents, la compréhension intime et la maîtrise de la Kabbale rapprochent spirituellement l'homme de Dieu, ce qui confère à l'homme un plus grand discernement sur l'œuvre de la Création par Dieu. La Kabbale peut ainsi se définir comme un ensemble de spéculations métaphysiques sur Dieu, l'homme et l'univers, prenant racine dans les traditions ésotériques du judaïsme.
Le thème du kabbalisme a été en outre repris par nombre de nouveaux mouvements religieux, dont le Centre de la Kabbale qui connaît actuellement une certaine notoriété auprès des personnalités du show-business mais qui est dénoncé comme imposture par les initiés traditionnels
La Kabbale se veut un outil d'aide à la compréhension du monde en ce sens qu'elle incite à modifier notre perception du monde. Pour ce faire, la Kabbale met à disposition de ses adeptes un diagramme synthétique : l'Arbre de la Vie ou des Sephiroth. Elle propose ses réponses aux questions essentielles concernant l'origine de l'univers, le rôle de l'homme et son devenir. Elle se veut à la fois un outil de travail sur soi et un moyen d'appréhender d'autres systèmes de pensée.
À l'origine, on pense que la connaissance kabbalistique fait partie de la loi orale du judaïsme, donnée par Dieu à Moïse sur le Mont Sinaï, bien que, selon certains, la Kabbale ait commencé avec Adam.
Lorsque les Israëlites sont arrivés en Terre promise et se sont installés à Canaan la connaissance ésoterique était connue pendant quelques siècles par ses aspects pratiques - méditation, ou par un terme différent décrivant l'objectif réel, désiré de la pratique - prophétie
Lorsque les écrits du Tanakh ont été édités et rassemblés sous forme de canon, et que la connaissance secrète fut transcrite dans les divers écrits et manuscrits, la connaissance fut connue sous le nom de Ma'aseh Merkavah et Ma'aseh B'reshit, respectivement « l'acte du Chariot » et « l'acte de la Création ». Le mysticisme du Merkavah fait allusion à la connaissance écrite dans le livre du prophète Ezékiel qui décrit la vision du « Chariot Divin ». Le mysticisme de B'reshit se rapporte au premier chapitre de la Génèse dans la Torah qui renferme, dit-on, les secrets de la création de l'univers et des forces de la nature.
À partir de cette période, de nombreux kabbalistes encouragèrent l'étude de la Kabbale, comme nous le rapporte Rabbi Azulai, dans son ouvrage Orh HaShemesh, « L'interdit jeté sur l'apprentissage de la Kabbale fut d'une durée limitée, jusqu'en 1490. Depuis 1540, il est nécessaire d'encourager tout le monde à s'intéresser au livre du Zohar, car ce n'est que par l'étude du Zohar que l'humanité parviendra à la rédemption spirituelle et la venue du Messie.
Ainsi s'exprime également le Rabbi Yehuda Levi Ashlag, kabbaliste du début du XXe siècle : « Il n'y a pas d'autre moyen, pour la population en général, d'atteindre quelque élévation spirituelle et rédemption, que l'apprentissage de la Kabbale. C'est la méthode la plus simple et la plus accessible, ce qui n'est pas toujours le cas, en suivant d'autres parties de la Torah, où seuls quelques rares individus peuvent parvenir au but. »
sources:Spartakus FreeMann, janvier 2004 e.v., Nadir de Guantanamo
http://www.kabbale.be/les-lettres/origine-de-lalphabet-hebreu-2.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kabbale
http://www.kabbale.be/les-sephiroths/qu-est-ce-que-l-arbre-sephirotique.html
Juda ben Salomon ha-Cohen, 1245.
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